Lotus, le constructeur britannique de voitures de sport appartenant à Geely, sera la première marque chinoise de véhicules électriques (VE) à entrer sur le marché canadien grâce à un tarif de 6,1 % récemment convenu, comme l’a annoncé le PDG Feng Qingfeng. Cette décision intervient dans un contexte de perturbations temporaires des exportations de Lotus vers le Moyen-Orient en raison des conflits régionaux en cours.
Le nouveau tarif des véhicules électriques au Canada et l’opportunité de Lotus
Le gouvernement canadien a accepté un quota de 49 000 véhicules électriques chinois par an, qui seront soumis au taux tarifaire de 6,1 % plutôt qu’au prélèvement de 100 % précédemment appliqué. Cet accord, finalisé lors de la visite du premier ministre canadien Justin Trudeau en Chine en janvier, représente une ouverture importante pour les fabricants chinois de véhicules électriques.
« Les opportunités du marché canadien sont trop précieuses pour être manquées », a déclaré Feng Qingfeng. « Puisque nous avons pris les devants, nous devons capitaliser sur cet avantage. »
Lotus compte déjà six concessionnaires établis au Canada et prévoit en étendre le nombre à environ douze cette année. La production est prête et les véhicules pourront être exportés dès que le Canada publiera ses lignes directrices détaillées sur la mise en œuvre des tarifs en mars.
Suspension des exportations au Moyen-Orient et stratégie mondiale
L’entreprise a temporairement suspendu certaines exportations de véhicules vers le Moyen-Orient en raison des conflits régionaux en cours, alors que les concessionnaires locaux fournissent des mises à jour sur la situation. Cette perturbation est partiellement compensée par la poussée stratégique sur le marché canadien.
Lotus vise une répartition mondiale des ventes de « 3331 » – 30 % chacun pour la Chine, l’Europe et les États-Unis, les 10 % restants étant alloués aux autres régions. Actuellement, l’entreprise donne la priorité aux marchés chinois et européens.
Le rôle de Geely et son empreinte de production
Fondée en 1948 et acquise par Geely en 2017, Lotus maintient sa base de production au Royaume-Uni, qui constitue une plaque tournante clé pour les exportations. En 2024, l’Amérique du Nord représentait 21 % des livraisons mondiales de voitures de sport Lotus, le marché américain recevant 60 % des véhicules produits au Royaume-Uni. La société a récemment dévoilé sa norme d’ingénierie LTS (Lotus Tuned Spécification) et le nouveau véhicule super-hybride Lotus For Me, dont le lancement est prévu en Chine ce mois-ci avant de s’étendre en Europe plus tard dans l’année.
Cette expansion au Canada marque une étape stratégique pour Lotus, tirant parti de nouvelles opportunités commerciales tout en faisant face aux défis géopolitiques dans d’autres régions. L’entreprise est sur le point de capitaliser sur le marché canadien, compensant potentiellement les pertes résultant de la perturbation des exportations ailleurs.





















