En 1983, la Porsche 944 change la donne pour la marque. Elle s’est rapidement transformée d’un vendeur lent en une voiture de sport très demandée, en grande partie grâce à son moteur amélioré et à son style agressif. Car and Driver en a testé un comme véhicule d’essai à long terme, parcourant plus de 30 000 miles pour voir si le battage médiatique correspondait à la réalité. Voici ce qu’ils ont trouvé.
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La mise à niveau qui a fonctionné
La 944 n’était pas seulement un lifting de la précédente 924. Porsche l’a remplacée par un moteur quatre cylindres de 2,5 litres dérivé de la 928, ajoutant une puissance et un raffinement substantiels. Combiné à des pneus plus larges et à un intérieur entièrement équipé (vitres électriques, climatisation, freins à disque) à un prix d’environ 19 000 $, c’était un ensemble convaincant. Les performances de la voiture étaient remarquables : 0 à 60 mph en 7,4 secondes et une vitesse de pointe de 200 mph.
Performances et manipulation dans le monde réel
La 944 n’a pas seulement été performante sur le papier. Les conducteurs de Car and Driver ont loué son moteur souple, sa transmission à cinq vitesses réactive et son châssis bien équilibré. La suspension gérait efficacement les bosses, même si certains ont noté que la voiture transmettait les dures imperfections de la route directement dans l’habitacle. La direction assistée en option, bien que plus facile à utiliser, atténue légèrement la sensation de la route par rapport à la configuration manuelle.
Les performances de la voiture étaient facilement exploitables au quotidien, encourageant les conducteurs à pousser le moteur jusqu’à sa ligne rouge. Les roues plus larges et la suspension mise à jour ont amélioré la maniabilité, atteignant une adhérence du patin de 0,83 g.
Fiabilité et maintenance
Malgré l’enthousiasme initial, la 944 n’était pas sans défauts. Le test à long terme de Car and Driver a révélé un nombre surprenant de problèmes : antennes électriques défaillantes, rétroviseurs électriques, loquets de porte, soufflets de crémaillère de direction, cylindres récepteurs d’embrayage et même un essuie-glace desserré. Beaucoup d’entre eux étaient couverts par la garantie, mais s’additionnaient quand même.
Les coûts d’entretien s’élevaient en moyenne à environ 170 $ par service de 15 000 milles, avec des dépenses supplémentaires pour les pneus (102 $ pour le montage et l’équilibrage) et l’alignement des roues (68 $). La voiture consommait de l’huile à un rythme raisonnable, ne nécessitant qu’un litre entre les changements programmés. Dans l’ensemble, la 944 s’est avérée nécessiter relativement peu d’entretien, les bougies d’allumage, les filtres à air, le liquide de frein et les capteurs de carburant ne nécessitant une attention qu’à des intervalles plus longs.
La collision et la récupération
La voiture d’essai n’était pas à l’abri des accidents. Un incident au cours duquel un autre conducteur a délibérément percuté la 944 a entraîné des réparations de 6 550 $. Malgré cela, la voiture a été reconstruite et l’équipe a continué les essais.
Une impression durable
La Porsche 944 s’est révélée être une voiture de sport performante et engageante, malgré ses imperfections. Les tests à long terme de Car and Driver ont montré qu’il pouvait gérer une conduite fréquente à haute performance sans pannes mécaniques majeures. Même avec des problèmes occasionnels, la voiture est restée l’une des préférées des testeurs.
“Malgré ses problèmes, le carnet de bord que nous gardions dans la boîte à gants regorge de superlatifs. Si l’un d’entre nous était à la recherche d’une voiture de sport abordable, nécessitant peu d’entretien et performante, la 944 serait une concurrente sérieuse.”
En 1984, la popularité de la 944 avait explosé, les listes d’attente étant plus longues que jamais. Le prix de base était passé à 21 440 $, mais pour beaucoup, les performances et l’expérience de conduite justifiaient toujours le coût.




















