Volkswagen et Bosch ont officiellement mis fin aux négociations et commencé la construction. Mardi, deux grandes entreprises allemandes ont annoncé un partenariat majeur visant à commercialiser des fonctionnalités de conduite autonome à partir de 2023. Il ne s’agit pas seulement d’ajuster les systèmes d’aide à la conduite de la nouvelle Passat. Il s’agit d’un changement fondamental dans la façon dont ces entreprises abordent le code qui contrôle les véhicules modernes.
L’essentiel de ce travail est réalisé par Cariad, la filiale logicielle de Volkswagen. En coopération avec Bosch, ils développent une fonction qui permet aux conducteurs de lâcher temporairement les mains du volant. Même si le communiqué de presse utilise un langage commercial poli, la réalité est bien plus simple. Ces systèmes sont conçus pour aider la voiture à gérer la direction en peu de temps. Oui, ces systèmes ne se retrouvent pas uniquement dans les badges VW. Bosch étant un fournisseur d’équipements pour l’ensemble du secteur, la technologie sous-jacente peut s’étendre à d’autres fabricants qui utilisent ses équipements.
Au-delà du niveau 2 d’autonomie
L’objectif à court terme est une autonomie robuste de niveau 2. Pour les non-initiés, le niveau 2 signifie que la voiture peut diriger et accélérer/freiner simultanément dans certaines conditions. Cependant, les conducteurs doivent rester concentrés. Vous pouvez quitter la route des yeux et consulter votre téléphone, mais vos mains doivent être proches du volant et votre cerveau doit être prêt à intervenir lorsque votre système atteint ses limites.
Ces fonctionnalités de niveau 2 sont conçues pour trois environnements différents : les rues de la ville, les routes de campagne et les autoroutes. Couvrir ces trois aspects constitue un obstacle technique majeur. Conduire en ville implique des piétons imprévisibles et des virages serrés. Les autoroutes sont structurelles, mais nécessitent une fiabilité à grande vitesse.
En plus de cela, les partenaires développent également des systèmes de niveau 3 spécialement pour une utilisation sur autoroute. Le niveau 3 est actuellement la référence dans le segment des voitures de luxe. Cela permet au conducteur de quitter complètement la route des yeux. Vous pouvez également regarder un film ou lire un livre (métaphoriquement parlant, mais pas dans la vraie vie). La voiture est responsable. Cependant, si la situation devient trop compliquée, elle exigera votre attention. Il faut être prêt à reprendre le contrôle sur une période de temps.
On parle également d’évaluer l’autonomie de niveau 4 ou autonomie complète, où la voiture gère tout dans une zone désignée sans intervention humaine. Il reste à voir si cela sera bientôt mis en œuvre dans les voitures de production de masse. Actuellement, l’accent est mis sur la garantie des niveaux 2 et 3.
Les données comme nouveau pétrole
Ce partenariat est rendu possible par la grande quantité d’informations disponibles. Mathias Pillin, directeur responsable des solutions informatiques chez Bosch, a souligné que Bosch utilise l’une des plus grandes flottes de véhicules connectés au monde.
Pensez-y. La plupart des constructeurs automobiles tentent de procéder à une rétro-ingénierie de l’autonomie à partir de zéro. Volkswagen a mis en place un immense terrain d’essais réels sur route. Cela fournit une énorme base de données qui peut faire passer les systèmes autonomes au niveau supérieur. Les cas extrêmes du monde réel, comme les nids-de-poule aux formes étranges de Munich et les schémas de circulation déroutants, peuvent être analysés et programmés beaucoup plus rapidement que les environnements simulés.
Coûts humains et financiers
Construire ce logiciel n’est pas bon marché. Plus de 1 000 collaborateurs des deux groupes rejoindront le partenariat, dont de nouveaux collaborateurs. Bien que les détails financiers de l’accord n’aient pas été divulgués, son ampleur suggère un engagement sérieux en termes de ressources.
Pour Volkswagen, le logiciel n’est plus une question secondaire. C’est au cœur de leur stratégie future. L’entreprise promet d’investir 27 milliards d’euros dans le développement de logiciels d’ici 2030






















